« Les gens détestaient le jeu » Après 16 ans, l'un des fondateurs de Rockstar se confi
16 ans après la sortie du jeu, le co-fondateur de Rockstar et ancien scénariste star du studio revient sur l’un de ses projets les plus controversés.
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16 ans après la sortie du jeu, le co-fondateur de Rockstar et ancien scénariste star du studio revient sur l’un de ses projets les plus controversés.
Si Rockstar est autant reconnu aujourd’hui et que ses prises de parole font trembler l’industrie, c’est bien grâce à la qualité indéniable de ses jeux. De Red Dead Redemption à GTA, le studio à l’étoile s’est forgé une réputation assez unique en son genre. Pourtant, le géant n’a pas toujours rencontré que des succès. 16 ans après avoir contribué à façonner les plus grandes sagas de Rockstar, Dan Houser, co-fondateur du studio parti en 2020, sait reconnaître quand il s’est planté. L’ancien scénariste vedette du studio s’est récemment confié sur ce qu’il considère comme l’un des plus gros échecs de sa carrière : Max Payne 3.
Développé par Rockstar plutôt que Remedy (Alan Wake, Control), le troisième épisode des aventures du détective dépressif avait fait le choix pour le moins audacieux de quitter les rues de New York pour les environnements plus ensoleillés, mais pas franchement plus accueillants de Sao Paulo. Avec une réalisation musclée, des fusillades particulièrement soignées ou encore une mise en scène digne d’un blockbuster, la proposition de Rockstar avait de quoi séduire.
Mais ce changement de maison s’est accompagné d’un changement de ton, loin de l’esthétique néo-noir des deux premiers Max Payne. Il y a désormais presque deux décennies, le co-fondateur de Rockstar était persuadé d’avoir trouvé l’évolution parfaite pour la licence, jusqu’à ce que l’avis des critiques et du public tombe. « Je pensais que nous étions en train de créer une expérience de film noir vraiment cool. Le consensus à l’époque, c’était que les gens détestaient le jeu » a-t-il confié à IGN. Et pour lui, le responsable était tout trouvé : lui-même.
A l’époque, Houser avait déjà largement fait ses preuves dans l’écriture des jeux en monde ouvert, que ce soit avec les GTA ou Red Dead Redemption. Max Payne représentait alors pour lui un nouveau défi, un exercice différent, plus linéaire. Une approche différente, qu’il avoue avoir beaucoup appréciée. Si l’ancien scénariste vedette de Rockstar en garde un bon souvenir, tout comme des choix de mise en scène comme la manière d’intégrer les mots à l’écran, sa vision ne s’est pas forcément accordée avec celle des amateurs de la licence, habitués à la patte si distinctive de Remedy et de Sam Lake.
« Je me suis complètement trompé, je connais bien Sam Lake, c’est quelqu’un de très bien et de très talentueux. Je pensais que nous avions fait du bon travail en créant un autre Max Payne. Certaines personnes ont aimé le jeu, beaucoup d’autres non. Nous nous sommes trompés, ou plutôt je me suis trompé. J’ai échoué, ma contribution n’a clairement pas été une réussite » avoue-t-il.
Cette autocritique n’empêche cependant pas le co-fondateur de Rockstar de défendre le travail technique de Max Payne 3. « Le jeu est magnifiquement réalisé et il n’a pas rencontré le succès qu’il aurait mérité. », explique-t-il en référence aux fusillades nerveuses, au bullet time et à la réalisation du jeu qui n’ont pas à rougir face aux productions actuelles. Reste que le jeu reste un cas un peu à part dans le portfolio de Rockstar, qui a semble-t-il servi de leçon au studio. Remedy reprendra en effet les commandes de la licence avec les remakes des deux premiers épisodes, sans fenêtre de sortie annoncée pour l’instant.
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