On a testé The Legend of Zelda Ocarina of Time Remake, un monument vraiment intemporel pou
En marge de sa présentation au dernier Nintendo Direct, nous avons pu jouer pendant près de 2h au remake du Zelda culte de la Nintendo 64. On vous en parle
Résumé de l'actualité
En marge de sa présentation au dernier Nintendo Direct, nous avons pu jouer pendant près de 2h au remake du Zelda culte de la Nintendo 64. On vous en parle dans notre preview.
Pendant longtemps, le calendrier des sorties de fin d’année sera resté tristement désert. Il faut dire qu’avec un certain GTA 6 qui retient l’attention de toute l’industrie, tout le monde préfère rester aussi éloigné que possible de cette période. Tout le monde sauf Nintendo qui, une fois de plus, entend bien montrer qu’il joue selon ses propres règles. C’est ainsi que l’un des titres les plus attendus de la Nintendo Switch 2, à savoir le remake de The Legend of Zelda Ocarina of Time, a été annoncé pour le 5 novembre 2026. Une date charnière pour les fans de la franchise, qui vont pouvoir y redécouvrir l’un des épisodes les plus emblématiques de la saga ; mais aussi pour les néophytes, qui vont pouvoir se lancer à la découverte d’un monument du jeu vidéo.
Et je vais être honnête d’entrée de jeu, je fais justement partie de cette seconde catégorie de joueurs. En effet, lorsque l’opportunité m’a été offerte d’essayer ce remake de Zelda Ocarina of Time en avant-première, c’est sans hésitation que j’ai accepté le rendez-vous, convaincu que cela pourrait apporter un regard sensiblement différent de celui de mes confrères. Car n’ayant ni connu la version originale sortie en 1998 sur Nintendo 64, ni la version remastérisée sortie en 2011 sur 3DS, c’est avec un regard complètement neuf et dénué de la moindre nostalgie que je suis arrivé dans les locaux de Nintendo Europe pour me lancer dans l’aventure. Et autant vous le dire tout de suite : je n’ai pas été déçu du voyage.
Notre preview, qui s’est déroulée en trois étapes, débutait tout naturellement avec l’introduction du jeu, alors que Link sort de sa petite maison pour se rendre au cœur de la forêt Kokiri. Et comme lors du Nintendo Direct, la première chose qui frappe, ce sont évidemment les graphismes. Oui, la patte artistique de ce remake de Zelda Ocarina of Time a de quoi dérouter quelques instants, mais une fois que l’on est réellement plongé dans le jeu, il n’en ressort plus que la magie de cet univers bourré de charme. La forêt est assez riche visuellement, les effets sont dans l’ensemble très réussis, et le chara-design des personnages ajoute incontestablement une petite touche de singularité au tableau.
Pourtant, disons-le clairement, les fans de Zelda se retrouveront immédiatement comme dans de vieux chaussons avec ce remake. Loin de vouloir réinventer sa formule de fond en comble à la manière d’un Tomb Raider: Legacy of Atlantis par exemple, Nintendo se contente ici de reproduire avec une fidélité absolue l’aventure telle que les joueurs l’ont toujours connue, mais à l’aide d’un nouveau moteur qui semble déjà faire des merveilles. En tout cas pour ce qui est des zones les plus fermées. Car dès notre arrivée dans la plaine d’Hyrule, nous avons très vite pu constater que celui-ci a ses limites en termes de distance d’affichage, avec beaucoup d’aliasing et de clipping à la clé. Notamment au niveau de la végétation au sol, qui poppait à outrance.
Cela était-il accentué par le fait que nous jouions en mode docké sur une grande télévision ? Peut-être. Nous n’avons pas eu la chance d’essayer le jeu en version portable pour comparer. Mais il s’agit sans aucun doute d’un point sur lequel Nintendo peut encore faire quelques efforts d’optimisation, surtout compte tenu du fait que ce Zelda Ocarina of Time sortira exclusivement sur Nintendo Switch 2. Bien sûr, cela n’enlève toutefois rien à la beauté qui se dégage des lieux bien plus refermés, à l’instar par exemple de la Place du Marché, qui fourmille de vie et d’interactions avec les villageois. Idem pour le Temple de la Forêt, dernier segment de notre preview, où les jeux de couleurs et les effets de brume créaient une délicieuse atmosphère.
À vrai dire, outre les défauts de distance d’affichage, le principal grief que l’on pourrait avoir contre ce remake reste qu’il s’agit d’une reproduction littérale du jeu original, qui reste forcément dans son jus de l’époque d’un point de vue level design. Et si cela n’est pas toujours un problème, comme dans le cas de la forêt Kokiri, dans d’autres situations, il est certain que cela risque de dérouter un peu les joueurs modernes. Bien que nous n’ayons pas pu visiter outre-mesure la plaine d’Hyrule, celle-ci nous a par exemple parue bien déserte, au même titre que certaines des salles du Temple de la Forêt, grandes par la taille mais vides par le contenu. Dommage, donc, que Nintendo n’ait pas profité de ce remake pour donner un peu plus de corps à l’ensemble.
À titre personnel, étant plutôt friand d’aventures rétros, cela ne m’a pas forcément dérangé. Au contraire même, je trouve que cela contribue grandement au charme du jeu, que l’on a alors l’impression de découvrir dans une version d’époque modernisée. Cela relancera-t-il le débat sur la différence entre véritable remake et remaster déguisé, à l’instar de The Last of Us Part 1 en 2022 ? Probablement. Mais à la défense de Nintendo, précisons tout de même que ce Zelda Ocarina of Time arrive avec davantage qu’une simple refonte graphique. Cette mouture Nintendo Switch 2 peut en effet compter sur des contrôles modernisés, qui permettent désormais de contrôler librement la caméra, de sauter manuellement et de sprinter si besoin.
Ce n’est peut-être pas grand-chose, mais cela fera sans doute déjà une belle différence pour les joueurs de l’époque. Même si, on se doit de le dire, on s’interroge encore sur le choix saugrenu d’attribuer la touche de saut au bouton X, contre-intuitif au possible. Surtout sachant que le remapping des touches semble limité – tout du moins l’était-il lors de notre preview. Pour ce qui est des combats, Nintendo conserve également la même approche qu’en 1998, avec un ciblage des ennemis couplé à la possibilité de donner des coups d’épée et d’esquiver grâce à des pas de côté ou des saltos arrière. Et il s’agit d’ailleurs du point le moins réjouissant de ce remake, dans le sens où un grand coup de modernisation n’aurait clairement ici pas été de trop.
Car en dehors du combat contre Ganon Spectral, très chouette par sa mise en scène, et peut-être également d’un ou deux ennemis croisés dans le Temple de la Forêt, on ne peut pas dire qu’il s’agisse de l’aspect qui a le mieux vieilli dans Zelda Ocarina of Time. Non seulement ceux-ci s’avèrent rapidement répétitifs, mais en plus ils semblent constamment être d’une facilité déconcertante. À voir ce qu’il en sera dans la version complète. A contrario, pour rester dans le même niveau, j’ai beaucoup apprécié le fait de retrouver le charme des énigmes à l’ancienne, avec un jeu qui ne nous prend jamais par la main, mais qui sait pourtant subtilement comment nous aiguiller pour nous faire comprendre comment progresser. Ce qui est très satisfaisant.
Et dans le fond, comme pour mon expérience avec Zelda: Breath of the Wild, c’est peut-être cela que je recherche le plus dans cette franchise. Le frisson de l’aventure avec ce qu’il faut d’exploration dans des lieux tantôt féériques, tantôt étranges ; mais aussi de chouettes énigmes à résoudre, quand bien même celles-ci peuvent parfois être légèrement alambiquées. Bien plus que des combats qui, par leur facilité, permettent au moins rapidement de passer à autre chose ; ou la réalisation de quêtes auprès de multiples PNJ. Car forcément, par leurs dialogues comme leur conception, elles aussi accusent le coup du temps dans ce remake de Zelda Ocarina of Time, qui respire définitivement les années 90 sous les atours d’un jeu de 2026.
Même sans avoir joué à l’épisode original, cette première approche du remake de The Legend of Zelda Ocarina of Time m’a enchanté. Outre sa nouvelle direction artistique, qui nécessite peut-être un léger temps d’adaptation mais qui se dote d’un charme certain, le titre de Nintendo peut compter sur son côté presque intemporel pour parler aux fans de la première heure comme aux néophytes. À condition, bien sûr, d’accepter le fait que certains éléments accusent quelque peu le coup du temps, à l’instar du level design ou des combats par exemple. Mais pour le reste, cette version 2026 a déjà tout ce qu’il faut pour séduire, en particulier si vous êtes à la recherche d’une expérience qui sent bon les années 90.
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