« The Last of Us récoltait tous les honneurs » Sans le jeu de Naughty Dog, Resident Evil 7
Symbole de la renaissance de la franchise pour les fans, Resident Evil 7: Biohazard doit une partie de son succès à The Last of Us selon l’un des producteu
Résumé de l'actualité
Symbole de la renaissance de la franchise pour les fans, Resident Evil 7: Biohazard doit une partie de son succès à The Last of Us selon l’un des producteurs de Capcom.
Il y a presque dix ans maintenant, Capcom prenait une nouvelle fois tout le monde de court avec la sortie de Resident Evil 7: Biohazard, un opus ayant totalement bouleversé les codes de la série pour la seconde fois après Resident Evil 4. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette prise de risque colossale aura été payante pour l’éditeur, qui aura ainsi renoué avec le succès critique après des épisodes bien plus décriés comme Resident Evil 5 et 6. Et à en croire l’un des anciens responsables de la production chez Capcom, The Last of Us a son rôle à jouer là-dedans.
Dans un long thread publié sur Bluesky au cours du week-end, Miguel Corti est en effet revenu sur la production particulièrement compliquée de Resident Evil 7, qui aura donné beaucoup de fil à retordre à l’éditeur pendant des années. « Il faut comprendre que Capcom se trouvait dans une situation délicate lorsque le développement de ce jeu a commencé », révèle-t-il notamment, en rappelant qu’on se trouvait alors à « une période où le sentiment anti-japonais dans le monde du jeu vidéo était à son apogée ».
Et même si, en 2012, Resident Evil 6 a rencontré un véritable succès commercial, le fait est qu’il a fait l’objet de « critiques cinglantes » de la part de la presse comme des joueurs. « Il n’a plu ni aux fans de RE ni aux amateurs d’horreur, et n’a pas séduit les fans de jeux d’action non plus », affirme Corti. C’est pourquoi avec Resident Evil 7, Capcom a rapidement analysé les tendances du marché pour tenter de s’orienter vers ce qui pourrait fonctionner le mieux. Et c’est précisément à ce moment-là que l’influence de The Last of Us est entrée en jeu.
« Donc RE6 a été un succès commercial mais a été à peu près détesté », résume Corti. « Alors que pouvait faire Capcom ? Les joueurs préféraient les zombies de Call of Duty à ceux de Resident Evil, créatures que la série avait pourtant réintroduites avec RE6. The Last of Us récoltait tous les honneurs et toutes les ventes, alors même qu’il s’agissait d’un jeu d’horreur ». Pour Capcom, la solution était donc toute trouvée : au lieu de s’inspirer de Call of Duty, il fallait absolument tirer des leçons du succès du titre de Naughty Dog.
« Vous serez peut-être surpris d’apprendre que le Resident Evil 7 initialement prévu est passé par plusieurs itérations », explique-t-il alors. « Elles puisaient toutes dans The Last of Us, avec même une consigne de mettre l’accent sur la narration, puisque cela semblait être devenu la seule justification pour faire encore un jeu solo. Du moins selon la presse spécialisée », précise-t-il, en rappelant qu’on se trouvait alors à une (amusante) époque où beaucoup pensaient que l’on se dirigeait progressivement vers la mort des jeux solo au profit des jeux service.
« Les dirigeants de Capcom étaient plus que satisfaits de RE6, mais les développeurs souhaitaient avoir le succès critique dont bénéficiaient d’autres jeux, d’autant plus que bon nombre d’entre eux s’inspiraient manifestement de RE. C’est ainsi qu’est né Resident Evil 7 », déclare Corti. Avant de s’attarder plus en profondeur sur les nombreuses itérations par lesquelles est passé le projet, et qui sont parfois très éloignées de la version finale à laquelle nous avons finalement eu droit. Mais aujourd'hui, on peut le dire avec certitude : avec cette dernière, Capcom a pris la bonne direction.
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